mar. Juin 18th, 2019

QUAND LA TYRANIE FAIT LA LOI -LA REVOLUTION DEVIENT UN DEVOIR

LUMIÈRE SUR LE DÉTOURNEMENT D’UN EMPRUNT DE L’ÉTAT (LRC) SUR L’IMPORTATION DES ÉPAVES D’ENGINS LOURDS AMÉRICAINS

6 min read

VOICI COMMENT MEBE NGO’O, NGANOU DJOUMESSI, MOTAZE, NDONGO SEH, LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, EXIM BANK USA ET HOFFMAN EQUIPMENT Co ONT DÉTOURNÉ PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIARDS (ET NON PAS SEULEMENT 21 MILLIARDS) DE FCFA D’UN EMPRUNT DE L’ÉTAT DU CAMEROUN, REMBOURSÉ PAR LES CITOYENS CAMEROUNAIS.

Après avoir appris que les propriétaires des épaves d’engins partout aux États-Unis cherchent à s’en débarrasser, les trois ministres voyous envoyèrent leur sinistre démarcheur des États-Unis, Patrice Ndongo Seh, pour engager un contrat de vente de telles épaves à la République du Cameroun. Et exactement comme le marché des faux ponts métallisés d’Acrow, les mêmes acteurs avaient détourné l’argent de l’emprunt et se l’étaient certainement partagé entre eux.

Une photo du 22 novembre 2012 montre le PDG, Tim Watters, et la vice présidente chargée des exportations, MusyaTumanyan, de la petite entreprise familiale américaine Hoffman Equipment Co entrain de sabler un Cognac après avoir «officiellement décroché le plus gros contrat de la longue histoire de [leur] société», écrit Watters sur leur page Facebook. Le marché portait sur la fourniture de près de 100 engins lourds au gouvernement du Cameroun.

Hoffman

 

 

 

 

Equipment exporta finalement 163 épaves d’engins vers le Cameroun, réceptionnés en 2013 lors d’une cérémonie immortalisée par la photo ci-contre, qui montre Timothy Watters (petit-fils de Harry Hoffman le fondateur de sa petite entreprise familiale), l’ancien Mindef Alain Mebe Ngo’o (actuellement en prison), le représentant de l’ancien ambassadeur américain Michael Hoza et, en second plan, le colonel retraité Didier Badjeck (alors porte parole du Mindef).

Dans un article de Bloomberg business du 8 juin 2018 intitulé « Hoffman Equipment a eu un contrat; puis Trump est arrivé » prenant la défense de la petite entreprise du New Jersey à qui Exim Bank USA (organisation fédérale dont l’équivalent camerounais est l’ancienne Fogape) a refusé la caution pour un prêt d’exportation d’autres engins au Cameroun dans le cadre d’un plus grand marché de $80 millions (46 milliards de Fcfa), le médium new-yorkais écrit:

«La société [Hoffman] génère un chiffre d’affaires annuel de 75 millions de dollars, 80 employés et un siège social modeste d’un étage dans une zone industrielle du canton de Piscataway, New Jersey. Les petites entreprises familiales sont de la sorte, c’est un classique du genre. En 2013, Hoffman Equipment a signé un contrat de 45 millions de dollars [26,1 milliards Fcfa] avec l’équivalent du Corps d’ingénieurs de l’armée camerounaise pour tout type d’équipement lourd: bulldozers, bétonnières, chargeuses sur pneus, etc. Hoffman a réalisé un chiffre d’affaires de 20 millions de dollars [11,6 milliards Fcfa], tandis que les 25 millions [14,5 milliards Fcfa] restants ont été distribués à la douzaine de fabricants d’équipement que Hoffman a apportés dans l’affaire. La plupart d’entre eux étaient également de petites entreprises familiales. Le gouvernement camerounais était tellement satisfait de la performance de Hoffman qu’il négocia rapidement un deuxième accord, signé en mars 2015. Il a commandé 271 équipements lourds qu’il prévoyait de stocker dans des dépôts à travers le pays, permettant aux villes qui veulent faire des améliorations d’infrastructure de les louer. Cette transaction, qui inclurait 15 fournisseurs, s’élevait à 80 millions de dollars [46,4 milliards Fcfa].»

Bloomberg Business dit, selon les informations reçues directement de Tim Watters, que Hoffman Equipment avait exécuté en 2013 un premier marché de livraison d’engins lourds à l’armée camerounaise, réalisant un chiffre d’affaires 26,1 milliards de Fcfa.

L’État du Cameroun lui a fait une nouvelle commande de 271 engins, à livrer au fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM) d’après nos sources. (La photo ci-contre montre le démarcheur Patrice Ndongo Seh, la délégation du FEICO, et Mme MusyaTumanyan au parking d’engins de Hoffman.)

Malheureusement pour Hoffman, les sénateurs républicains demandent la fermeture d’Exim Bank, un organisme fédéral qu’ils trouvent corrompue et inutile, bonne seulement pour encourager la paresse des entreprises qu’elle cautionne, lui rendant ainsi impossible l’accès au prêt bancaire que l’État du Cameroun avait arrangé avec la banque française Société Générale de New York pour 26 milliards Fcfa, le marché objet du projet au Minepat étant certainement le double de ce montant

La Société Générale est la complice de Nganou Djoumessi, Louis Paul Motaze et Ndongo Seh dans l’autre affaire de faux ponts métallisés supposés fabriqués par l’autre petite entreprise familiale du New Jersey, Acrow Bridges. L’argent du prêt de la Société Générale (29 milliards Fcfa) était déboursé avec la caution d’Exim Bank, s’était volatilisé, et les ponts annoncés par Exim en avril 2014 comme expédiés au Cameroun restent introuvables.

Aux dernières nouvelles, aucun engin livré par Hoffman Equipment au ministère de la défense du Cameroun ne fonctionne. Les 163 engins sont visiblement des épaves, que Hoffman Equipment avaient simplement peints et expédiés au Cameroun.

En effet, les épaves de véhicules et d’engins sont un grand problème au Cameroun. Tenez, une fois j’avais une vieille voiture et je voulais la donner à une œuvre de charité. Dès qu’ils arrivent chez moi, ils examinent la voiture et me demandent d’en payer les frais de transport!

Ils y’a partout aux États-Unis des véhicules et engins dont la valeur comptable est zéro, complètement amortis et d’aucune utilité, et dont le coût du débarras doit être supporté par les propriétaires.

Les engins importés par l’État, la République du Cameroun, en 2013 sont certainement de telles épaves, mis en rebus.

L’idée du vaste détournement des fonds publics serait venue à l’ancien Mindef Alain Mebe Ngo’o quand il apprit que l’armée américaine avait de nombreuses épaves d’engins divers, dont elle voulait se débarrasser.

Il contacta alors Emmanuel Nganou Djoumessi, à l’époque ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) puis Ministre des Travaux Publics, pour préparer un projet d’achat d’engins américains.

Louis-Paul Motaze, alors secrétaire général du premier ministère de l’ancien figurant PM Philemon Yang avait par la suite remplacé comme Minepat, Nganou Djoumessi, qui lui alla aux travaux publics, tous les ministères chargés de l’achat et de l’utilisation des engins américain.

Avec l’aide de leur démarcheur des États-Unis, Patrice Ndongo Seh, et de leur complice français habituel, la Société Générale, ils ont monté un dossier de prêt de plusieurs dizaines de milliards de Fcfa, remboursable par l’État du Cameroun, c’est-à-dire par les citoyens camerounais, pour l’acquisition de ces épaves que Hoffman Equipment a ramassés gratuitement partout aux États-Unis, soulageant ainsi leurs propriétaires, pour ensuite venir les parquer au Cameroun qui manque de moyens pour les détruire.

Mebe Ngo’o, Nganou Djoumessi, Motaze, la Société générale, Ndongo Seh et tous les autres qui sont impliqués, sont allés prendre le fardeau des épaves d’engins lourds aux États-Unis, pour venir le poser au Cameroun, tout en détournant l’argent du prêt qu’il ont chargé sur les épaules Cameroun.

J’ai deux fois de suite, le 26 mars 2019, appelé au téléphone le PDG de Hoffman Equipment, Tim Watters, et il me faisait répondre par sa secrétaire qu’il est en réunion. Je lui ai également adressé un email lui demandant de me communiquer les noms et les numéros de série (serial numbers) des 163 engins qu’il a exporté au Cameroun en 2013. Il n’a pas toujours répondu au moment où nous faisons cette publication.

Car, toute personne qui enquête sur cette affaire doit relever, autant sur chaque engin sur le terrain que sur les documents d’importation, le numéro de série, qui permet de retrouver aux États-Unis son histoire, y compris sa date de fabrication et ses différents propriétaires avant son exportation au Cameroun.

C’est certainement parce que Tim Watters sait qu’il a exporté des épaves d’engins au Cameroun qu’il ne veut pas répondre à ma demande. L’avoir fait et avoir fait apparaître l’argent de corruption du Cameroun dans les livres comptables de Hoffman Equipment Co comme du chiffre d’affaires est un crime punissable par les lois américaines.

source :Ndzana Seme

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
46 ⁄ 23 =