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Affaire ENOH

Affaire ENOH


Libérez Enoh



 

Le tribunal militaire a eu la main lourde contre l’écrivain et activiste politique.

L’audience criminelle militaire de vendredi 30 décembre 2012 a rendu le verdict dans l’affaire Etat du Cameroun contre dans Enoh Meyomesse et Cie.

Le verdict n’a pas été tendre, notamment en ce qui concerne Song Kanga (sous-officier de son état).Le parquet général avait requis contre cet armurier 07 d’emprisonnement ferme. Mais, le président lui a infligé 09 ans de prison ferme, assorti de 400.000F d’amende. Hormis son cas, le tribunal a suivi les réquisitions

prises à l’audience du 14 décembre par l’avocat général. Ainsi, Enoh M. Dieudonné, présenté par l’accusation comme le véritable commanditaire dans cette cause, notamment l’attaque à mains armées de Bétaré-Oya, écope 07 ans de prison ferme. Son presque «lieutenant», Ndi Benoît, prend 03 ans et Manda Bernard qui avait plaidé coupable dès l’ouverture du procès a été condamné à 02 ans de prison ferme. Toutes ces condamnations sont assorties de 200.000Fcfa d’amende, à payer individuellement. Les concernés ont 10 jours à compter du lendemain du prononcé de jugement pour interjeter appel. Les avocats des condamnés ne manqueront pas de s’y souscrire avant expiation du délai.

Enoh Meyomesse, écrivain et acteur politique, a été arrêté le 22 novembre 2011 à son retour de Singapour. Il a été et initialement inculpé de tentative de coup d’Etat, de vol aggravé et association de malfaiteurs et de trafic d’or. L’enquête diligentée par la légion de gendarmerie de l’Est, courant novembre 2011, va conduire à l’arrestation des trois autres accusés, dont celle de Manga Bernard. Tout en dénonçant ses complices, il va décrire dans ces détails l’attaque contre deux coréens, exploitants d’une mine d’or à Bétaré-Oya. Au cours de cette opération, Manda et Song Kanga vont soutirer 950 gr d’or.

En définitive, l’ordonnance du 14 Août 2012, va renvoyer les quatre accusés devant le tribunal militaire de Yaoundé pour répondre de leur forfait. Il s’agit notamment de coaction de vol aggravé, complicité de coaction de vol aggravé, vente illégale d’or et violation de consigne militaire (sortie irrégulière de la garnison et utilisation d’armes de guerre). Ils tombent sous le coup des articles 74, 97,320 du Code pénal et la loi n°001 du 16/04/2001 portant Code minier.

En attendant, inéluctablement leur passage devant la Cour d’appel militaire, ils ont regagné la prison centrale de Yaoundé où ils séjournent déjà depuis 14 mois.