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Cameroun - Election Du 30 Septembre 2013 : Boycott Actif

Cameroun - Election Du 30 Septembre 2013 : Boycott Actif

04-09-2013
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DOUALA - 19 AOUT 2013  © Le Messager   Le Conseil  des  Camerounais  de  la  diaspora  invite leurs compatriotes à refuser une nième mascarade - L’intégralité de la lettre ouverte signée de Robert Waffo Wanto et ses coreligionnaires Non à une autre forfaiture… Le Conseil  des  Camerounais  de  la  diaspora  ( Ccd ) sort des fonts baptismaux en 2004 et obtient droit de cité un an après par un acte publié dans le journal officiel  N°  4234 DU 27 août 2005 en Hexagone qui le légalise de facto. Plusieurs objectifs constituent le socle fondamental de cette association de droit français qui ambitionne d’apporter sa pierre à l’édification de la maison Cameroun par diverses voies. Dans ce droit fil, le Ccd vise à aider par des actions diverses et variées, les forces vives de la nation camerounaise à œuvrer pour l'instauration d'une société démocratique, la mise sur pied d'un Etat de droit, la promotion des libertés et des droits fondamentaux, notamment les droits civiques et politiques des citoyens camerounais de l'Intérieur et de l'Extérieur. L’autre leitmotiv du Ccd que préside Robert Waffo Wanto se décline en une trilogie. Premièrement, sensibiliser et fédérer toutes les forces vives de la nation camerounaise. Deuxièmement œuvrer pour la disparition des actions qui empêchent de l'extérieur comme de l'intérieur du Cameroun, l'instauration d'une société où règnent les valeurs de liberté, de justice, de paix et de progrès social. Troisièmement, permettre notamment, à travers les campagnes d'information, de pédagogie et de sensibilisation, aux jeunes Camerounais où qu'ils se trouvent d'œuvrer à la réhabilitation de la fierté et de la grandeur nationale. Pour traduire dans les faits ces ambitions et programmes, il est à mettre à l’actif du Ccd l’accompagnement et l’aide à l’intégration des Camerounais  en France, la campagne pour le respect des accords bilatéraux signés par le Cameroun et la France (Exemple : pour la  réhabilitation des permis de conduire camerounais en France), une autre campagne de veille contre l’expulsion des Camerounais du territoire français, la revendication et l’obtention du vote des Camerounais de la diaspora. Comment mettre sous le boisseau  la promotion de la bonne gouvernance au Cameroun. Cet axe majeur s’est traduit en termes concrets par la plainte contre M. Biya et son fils pour recel de détournement de biens publics ? Comment mettre sous l’éteignoir le soutien aux Ong et autres associations locales pour l’accompagnement des couches défavorisées, la campagne de soutien aux paysans (agriculteurs et éleveurs du Cameroun) vis- à-vis du libre-échange prôné par l’Organisation mondiale du commerce (Omc) ?  Autant dire, sans flagornerie, que la contribution du Ccd dans la construction du Cameroun, la mise sur pied d’une société juste qui promeut les valeurs, la mise en place de la démocratie, est d’une éloquence criarde. C’est dans cette optique qu’il faut lire cette lettre ouverte aux patriotes camerounais invités à boycotter de façon active les élections du 30 septembre prochain. Voici du reste l’intégralité de cette missive qui est une réponse à une «nième mascarade» que le régime de Paul Biya s’apprête à réaliser. C’est pourquoi, Robert Waffo Wanto et ses coreligionnaires demandent, instamment, au peuple camerounais de refuser  «une fois de plus », peut-être de trop, «d’être complices de cette autre forfaiture». Alain NJIPOU Lettre  ouverte  à tous  les  patriotes  camerounais - Appel  au  boycott actif  des  élections du 30 septembre 2013 Par les signataires*  Chers compatriotes, le destin du Cameroun pour les prochaines décennies se joue maintenant. Monsieur Biya et son régime ont une seule et unique volonté, celle de perpétuer le système  moribond dans lequel ils nous ont plongés depuis plus de trente (30)  ans. Système  basé essentiellement sur : -La division des Camerounais par le biais du tribalisme, du clientélisme, du népotisme, de   la fraude et de la corruption, -La culture de la peur à travers l’intimidation et la répression, -L’enrichissement insolent et injustifié d’une minorité d’individus  délinquants à col blanc qui excellent dans les  détournements à grande échelle des fonds publics. Chers compatriotes, il est temps d’y mettre résolument un terme ; c’est pourquoi, nous, le Conseil des Camerounais de la Diaspora(CCD), en appelons au bon sens de chacun pour boycotter activement la nième mascarade (pour ne pas dire une insulte de plus à l’endroit d’un peuple martyrisé) que le régime de monsieur Biya s’apprête à commettre le 30 septembre 2013. refusons une fois de plus d’être complices de cette autre forfaiture ! Nous, Membres du Conseil des Camerounais de la Diaspora, appelons de vive voix tous les patriotes, où qu’ils soient à prendre toutes les mesures possibles pour mettre fin à cette imposture au nom de l’intérêt général du peuple camerounais.  Le danger que représente le régime de M. Biya pour la cohésion sociale et l’unité nationale n’est plus à démontrer ; celles et ceux qui hier ont accepté  de contribuer à asseoir ce régime en payent le prix fort aujourd’hui. M. Biya a eu l’audace de rêver, qu’il pouvait par le canal de son clientélisme habituel, avoir la mainmise sur le Conseil des Camerounais de la Diaspora(CCD). C’est à ce titre qu’il a dépêché son ministre monsieur Paul Atanga Nji à Paris  nous proposer  deux (02) postes de député. Face à ces propositions malsaines, le CCD lui a opposé un refus inébranlable, et lui a réitéré les attentes qui sont les siennes et celles du peuple camerounais ; à savoir l’ouverture du jeu démocratique, et la mise sur pied d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Cette dernière elle-même dirigée par une personnalité de la société civile jouissant d’une certaine crédibilité au sein de la population camerounaise. (L’exemple du Cardinal étant ici une des parfaites illustrations).  Pour information, M. Atanga Nji  au cours de notre rencontre a déclaré, avec assurance, que le Parti Etat le Rdpc remporterait les élections avec au moins 90% des suffrages, avant d’ajouter que le Sdf aura un maximum de sept députés, et le MRC de Maurice KAMTO zéro député (La caméra dissimulée dans le pansement que portait un membre de la délégation ministérielle peut être mise à la disposition du public si jamais la partie adverse venait à contester nos propos). Face à un jeu démocratique aussi tronqué et biaisé, modèle par excellence du système Biya, force doit rester du côté du peuple pour dire  non à  l’inacceptable.  Chers compatriotes, fort de ce constat, le Conseil des Camerounais de la Diaspora (CCD) prendra toutes les mesures contribuant à mettre un terme à ce régime dictatorial et tribal. Un régime qui roule pour des réseaux mafieux tapis dans l’ombre, ne saurait protéger le peuple camerounais uni dans ses souffrances et ses douleurs. C’est à ce titre que nous lançons un vibrant appel aux forces vives de la nation et aux Patriotes Camerounais, épris de justice et de liberté et qui aspirent à la démocratie, où qu’ils se trouvent, d’apporter leur soutien inconditionnel au renversement du régime croulant et illégitime de Yaoundé. Vive l’avènement d’une IIème République, vive le Cameroun Paris, le 10 août 2013  Pour le CCD Les signataires: Le Président   « Le Général » Robert  Waffo Wanto Le  vice-président Patrice Ekwe Silo Edimo Le vice-président d’honneur Le commissaire Junior Zogo Les   sga Salomène Tchaptchet Bertrand Teyou Le trésorier Henri Kingue Kwate L’administratteur  en Charge des  relations  extérieures Gervais Younkep Le commissaire aux comptes François Xavier Boya Le  conseiller Narcisse Nkouindjeu